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« Estuaire » , l’art pour renforcer une identité territoriale.

ESTUAIRE

Estuaire est une collection permanente à ciel ouvert, constituée de 29 œuvres installées entre Nantes et Saint-Nazaire, un territoire de plus d’un million d’habitants répartis sur 24 communes, au fil de trois éditions (2007-2009-2012). Certaines créations ont été présentées de façon éphémère, d’autres, pérennes, composent un parcours ouvert à la visite toute l’année. La programmation artistique s’inscrit dans une logique de développement du territoire et accompagne un projet politique de construction de la métropole Nantes Saint-Nazaire.

En partant de paysages d’industries, de vasières, de rives, d’espaces naturels, l’équipe projet, dirigée par Jean Blaise, a procédé à de nombreux repérages pour identifier des points remarquables permettant d’appréhender la complexité du territoire. A partir des sites, l’équipe a fait appel à des artistes, organisés parfois en collectifs, pour proposer des installations d’œuvres en ayant recourt à des montages variés dont le 1% artistique, la commande privée…

Chaque installation introduit une relation particulière à l’histoire du paysage dans lequel elle s’inscrit. En agissant comme catalyseur de la perception ou de la narration du paysage, l’œuvre rend compte implicitement du cadre et de l’environnement dans lequel elle s’implante mais également des histoires du lieu. Progressivement, au fil des concertations, des échanges avec les habitants, des médiations auprès des écoles, des réunions publiques, la collection a intégré le paysage quotidien de l’estuaire. Les habitants, comme les visiteurs, redécouvrent un paysage porteur de récit collectif. De nombreux artistes, architectes ou paysagistes reconnus ont travaillé à la réalisation d’installations, dont Ange Leccia, Daniel Buren, Sarah Sze, Jimmie Durham, Tadashi Kawamata, Gilles Clément, Kinya Maruyama, Felice Varini…

La valeur UNESCO (VUE), un levier pour le renouveau du paysage urbain historique de Blois

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Si l’histoire de Blois et de ses environs semble classique, elle témoigne de l’évolution d’un paysage composé de forêts domaniales et d’un site classé par l’Unesco, la vallée de la Loire, ayant fait l’objet d’aménagements significatifs depuis le XIe siècle. L’activité liée au commerce empruntant la Loire, qui a marqué profondément l’identité du territoire, a été remplacée par les transports terrestres, condamnant le fleuve et ses habitants à établir une nouvelle relation pour construire l’avenir. Le dialogue entre le patrimoine bâti et le paysage « naturel » est omniprésent, depuis la position singulière de Blois en amphithéâtre sur le fleuve, les aménagements hydrauliques, les témoignages de la Renaissance et du siècle des Lumières, jusqu’au classement UNESCO qui intervient pour poser un regard attentif sur le passé et envisager sereinement l’avenir. Au quotidien, il ne s’agit pas de figer la ville et ses abords. Bien au contraire, il faut inventer des modes d’action singuliers, qui intègrent les enjeux, y compris le caractère inondable de certains sites, au sein d’un mécanisme destiné à renouer un dialogue, une relation entre la ville, les quais, et le fleuve. La dimension contemporaine doit s’incarner et dépasser le cadre imposé par les différents classements ou le secteur sauvegardé pour intégrer de nouveaux modes d’appropriation du paysage. En partant du plan de gestion associé au classement UNESCO et à la notion de VUE, en concevant des projets portés par la ville et l’agglomération, notamment ceux portant sur la requalification des espaces publics, en développant des parcours tels que la Loire à vélo, il est possible de redonner une identité, « un esprit du lieu », qui seront portés collectivement.

 

LES ÉPIS DE LA LOIRE, Patrimoine naturel vs patrimoine culturel, le devenir incertain des épis de la Loire armoricaine

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Travail d’équipe sur les Epis de Loire en Loire armoricaine : est-ce qu’en dés-aménageant des héritages liés à la Loire navigable, on ne risque pas d’opposer le patrimoine naturel au patrimoine culturel ? Est-ce que cela ne va pas créer des conflits locaux ? En partant de l’histoire des aménagements des épis réalisés dans la Loire pour faciliter sa navigation au début du 20eme siècle et de la réaction des riverains mais également des touristes, l’équipe interroge les arguments des détracteurs qui passent de la défense des terres agricoles et de l’environnement au désir de préserver une certaine image d’un fleuve perçu comme sauvage. L’actualité – projet de démolition partielle des épis proposé en 2009 – permet à l’équipe de recherche de mener un travail de collecte (enquêtes, concours photo…) dont les résultats nous renseignent sur la trajectoire paysagère des objets implantés dans le paysage et sur les modes de patrimonialisation selon que le paysage est « vu », « vécu » ou « su ».